L’école (ou style) Shotokan fut fondé par le maître Gichin Funakoshi, alors que celui-ci séjournait au Japon afin de tenter de diffuser le Karaté d’Okinawa. Maître Funakoshi fut dont le premier Okinawaïen à implanter le karaté en métropole japonaise.

Gichin Funakoshi est né en 1868, il commence à pratiquer le karaté à l’âge de 12 ans sous la houlette d’Anko Asato.

Gichin Funakoshi est issu d’une famille de fonctionnaires très attachés aux traditions ancestrales. G. Funakoshi commence par étudier la médecine, mais un jour il prend connaissance d’une règle indispensable à toute carrière universitaire, à savoir que les élèves ne doivent plus porter le chignon traditionnel (symbole attestant le statut d’une famille attachée au respect de ses ancêtres). Or, pour  G. Funakoshi, ce symbole est d’une importance capitale, en regard d’un culte des ancêtres fort développé à Okinawa. Donc, G. Funakoshi. refuse de couper son chignon et décide d’abandonner la médecine 

C’est seulement à l’âge de 20 ans, que G. Funakoshi. se décidera à couper son chignon, provoquant ainsi un cataclysme familial. Gichin devient ensuite enseignant vacataire dans une petite école de Naha. Il y restera une trentaine d’années, puis, ce sera le départ pour Tokyo.

Maîtres

Donc, à partir de 12 ans, Gichin apprend le karaté sous la direction d’Asato. A l’époque, les entraînements se faisant en secret et de nuit, dans le jardin du maître et éclairés par une unique lanterne. Bien qu’Anko Asato fut un des grands maîtres du Té (ancien nom du karaté), Gichin fut le seul élève qu’on lui connut.

Richesse du Shotokan
 

C’est à ses début dans le cycle scolaire secondaire que Gichin fait la connaissance d’un autre grand maître, Anko Itosu, ami d’Anko Asato. Suivant le conseil d’Asato, Gichin s’entraîne indifféremment avec l’un et l’autre des deux maîtres. Les deux mentors ont cependant une conception différente du karaté et une morphologie complètement opposée. Alors Qu’Asato était un homme grand et large d’épaules, Itosu était assez petit et rondouillard. Ainsi, Asato prône l’esquive et Itosu le renforcement du corps pour absorber les coups. C’est cette différence de conception qui fera, dans les années avenir, la

Gichin continue à poursuivre son enseignement du karaté sous la direction de ses deux maîtres (de nuit), parallèlement à son travail scolaire (de jour).

En 1921, le prince impérial, alors en voyage décide de s’arrêter à Okinawa. A cette occasion exceptionnelle, Gichin est chargé de diriger une démonstration de karaté faite par des écoliers. Un an plus tard, une exposition nationale sportive est organisée à Kyoto et Gichin y est envoyé pour présenter le karaté d’Okinawa.

Jigoro Kano, fondateur du Judo alors occupant de hautes fonctions au ministère de l’éducation, est

impressionné par la démonstration de Funakoshi. Aussi, il l’invite à faire une présentation du karaté au Kodokan à Tokyo. Gichin présentera une démonstration axée sur les Katas et notamment sur Naifanchi (anciens katas Tekki). Suite à cette présentation élogieuse, Kano conseille à Funakoshi de tenter de diffuser le karaté à travers le Japon. C’est ce qui se produisit. A 53 ans, Funakoshi quitte ses fonctions d’enseignant, laissant femme et enfants à Okinawa (pensant qu’ils le reviendraient plus tard), et s’installe à Tokyo. N’ayant aucune ressource, Gichin travaille comme concierge dans une pension pour étudiants Okinawaïens. Il travaille à l’entretien de la pension et, parallèlement, il reçoit la permission d’utiliser une petite pièce pour commencer à y enseigner le karaté. Au début, peu d’élèves se présentent mais, au bout de deux ans, leur nombre augmente considérablement et la pièce devient bientôt trop petite pour les accueillir tous. Des groupes d’étudiants de plusieurs universités commencent à former des clubs de karaté, c’est pour cette raison que la diffusion du karaté dans les cercles universitaires a été tellement dynamique et rapide.

Shotokan

En 1924, G. Funakoshi. écrit un premier ouvrage intitulé Ryukyu Kenpo Karaté (Karaté, la boxe des Ryukyu), puis un second appelé Rentan Goshin karaté Jutsu (Techniques du Karaté, Renforcement et autodéfense).

Dans les années 30, un courant nationaliste envahi le Japon et, tout ce qui vient de chine ou d’ailleurs fait mauvaise figure face à cette boulimie japonaise. Gichin, sentant le vent tourner, décide de prendre les devants et décide de changer les idéogrammes de karaté (signifiant jusque là, la main de chine) pour en faire la main vide. Après avoir judicieusement choisi ses idéogrammes, il leur rajoute le terme de Do, la voie.

Nombre d’anciens d’Okinawa critiqueront sévèrement ce changement d’attitude de Funakoshi, lui reprochant de tourner le dos à ses racine. Mais l’histoire donna raison à Gichin et, plus tard, tous les experts de karaté adopteront cette terminologie. Le karaté fut ainsi définitivement adopté comme membre à part entière de la culture du Budo.

Mais revenons, à l’enseignement du maître…

Alors que le karaté se développait, la salle d’enseignement de Funakoshi devint rapidement trop étroite. C’est à cette période que Hakudo Nakayama, célèbre maître de Kendo, proposera à Funakoshi d’utiliser son Dojo pendant les heures vacantes. Mais, les deux activités étant en pleine expansion, Funakoshi préférera quitter le Dojo sept ans plus tard. Funakoshi loue alors une petite maison avec jardin, sur lequel il fait poser des planches de bois et y dirige les entraînements. L’année suivant, il réussit à louer le rez-de-chaussée de la maison voisine et y installe son premier vrai Dojo.

En 1938, plusieurs élèves proposent à Funakoshi de construire un Dojo. Gichin accepte et il l’appelle Shotokan (la maison de Shoto, pseudonyme qu’il utilise lors qu’il écrit des poèmes). malheureusement, ce Dojo fut détruit pendant la 2ème guerre mondiale.

C’est à partir de 1938, que Funakoshi met en place le système de grades inspiré du Judo et fondé sur les Kyu et les Dan. Il délègue également l’enseignement universitaire à l’élève le plus ancien de chaque

Groupe d’étude

Peu de temps avant, son troisième fils, Yoshitaka a rejoint son père et suit son enseignement martial. C’est lui qui aura la charge du Dojo. Bien que naturellement maladif, Yoshitaka devient aux prix d’efforts incroyables, un expert dans son art. Cependant, sa jeunesse lui font apporter des modifications au Shotokan que son père n’apprécie pas toujours. Il prône les techniques plus puissantes et dynamiques ainsi que le combat souple.

Sous l’impulsion de plusieurs élèves (dont Sensei Nakayama), Yoshitaka Funakoshi décide d’inclure l’exercice du combat libre dans son enseignement, ainsi que plusieurs nouveaux coups de pieds tels que le mawashi geri. Lors d’une rencontre avec des pratiquants de Goju Ryu, Yoshitaka et plusieurs de ses élèves essuirent une défaite retentissante. Yoshitaka rentre alors à Tokyo, et développe le combat libre selon plusieurs critères techniques et stratégiques, afin d’en améliorer l’efficacité. Plusieurs autres rencontres purent avoir lieu contre différents élèves d’autres styles, et Yoshitaka put ainsi tester l’efficacité de son enseignement en remportant toutes les rencontres.

Gichin Funakoshi rentre en conflit avec son fils car il n’est plus du tout d’accord avec la tournure que prend la karaté. Après 1945, il est âgé de 77 ans et décide de repartir pour Okinawa et rejoindre ainsi sa femme, laissant le Shotokan à son fils. Yoshitaka meurt en 1947.

Les étudiants reprennent en main le Shotokan. A 80 ans, Gichin retourne à Tokyo. En 1949, la JKA (Japan Karate Association) est créée. Gichin pense que l’unité du Shotokan est en train de ressurgir. mais, en 1950 des dissensions entre élèves éclatent par rapport aux méthodes d’entraînement et à l’approche générale du Shotokan. Les contradictions et frictions éclateront de plus belle à la mort de Gichin Funakoshi en 1957.

De son école sortiront de célèbres maîtres: Nakayama, Kase, Shirai, Ochi, Nishiyama, Kanazawa, Nagamine, Takagi , Yoshida, Obata, Noguchi et Otsuka.

Kata et Techniques du Shotokan

Depuis le début, le karaté s’est enseigné par le kata. Pas de kumité ou de kihon, uniquement les kata. Il existait alors quinze kata classiques dont certains (les Pinans) furent créée par Itosu afin de faciliter l’apprentissage des techniques. Par la suite, Gichin Funakoshi « japanisera » les noms des katas, de plus, chaque nom évoque une symbolique particulière. Ainsi par exemple, les Pinans deviennent les cinq Heian (la paix), Naifanchi devint Tekki (le cavalier) en référence à la position solide adoptée pendant le Kata, Kushanku devint Kanku (regarder le ciel) pour illustrer les premières techniques, Seshan devint Hangetsu (demi-lune) en référence à la position, Chinto devint Gankaku (la grue sur le rocher) illustrant une posture sur un pied montrée dans le Kata, Wanshu se transforma en Empi (le vol de l’hirondelle) en rapport avec le saut contenu dans le Kata, Passai devint Bassai (traverser la forteresse) qui évoque puissance et rapidité dans le kata, sans oublier Jion faisant référence à un temple bouddhiste, et Jitte signifiant « les dix mains » illustrant les dix adversaires combattus dans le Kata. Par la suite, plusieurs autres katas furent crées par les élèves de Gichin Funakoshi, comme Kanku-Sho, Bassai-Sho, Tekki Shodan Nidan et Sandan, Sochin, Nijushiho, Gojushiho-Sho, Gojushiho-Dai, Meikyo, Unsu, Chinte, Jün, Wankan et tout récemment Gankaku Sho (créé par Maître Kanazawa en reprenant l’ancien Kata Chinto du Shurite). Le Shotokan se compose aujourd’hui de 26 kata (27 avec Gankaku Sho mais il n’est pas encore rentré dans le circuit officiel). Outre, les kata, les techniques ont également évolué. A l’époque de Gichin Funakoshi, les positions étaient hautes. Yoshitaka les a considérablement descendu et accentué afin de renforcer la musculature des pratiquants et de descendre le centre de gravité. Les coups de pieds sont également portés au niveau le plus haut et beaucoup de nouveaux sont venus se greffer.

A l’origine, seuls Mae geri, Kin Geri et Yoko Geri (Gedan) étaient pratiqués. Tous les coups circulaires, arrières, sautés, et autres ont étés rajoutés après 1945. Si on peut ici saluer le travail accompli et la richesse du capital technique du Shotokan, bon nombre de critiques pleuvent toujours quand à ces changements. En effet, de part son statut actuel, le Shotokan est surtout un style dédié à des pratiquants jeunes. Car, avec l’âge, les coups de pieds hauts sont beaucoup plus difficiles à exécuter et les positions basses plus dures à tenir. Cependant, une pratique régulière et anatomiquement logique peut palier ses désagrément en accordant le bénéfice d’une musculature particulièrement bien développée et spécifique. Preuve en est l’incroyable efficacité de certains experts Shotokan qui pratiquent, à plus de soixante dix ans, des coups de pieds spectaculaire et un enracinement au sol incroyable. L’évolution du Shotokan s’est aussi faite sentir dans le monde occidental. En effet, les élèves de Gichin Funakoshi et de Yoshitaka pratiquaient des exercices traumatisants pour le corps et les articulations (makiwara, poids excessifs sur les épaules). Aussi, en occident, plusieurs accidents et maladies chroniques atteignaient le pratiquant dès 35 ans. Avec l’avènement des connaissance médico-sportives, cet enseignement est aujourd’hui en majeure partie contrôlée, et les pratiquants font beaucoup plus de « vieux os » et continuent à s’entraîner au delà de 60 ans (on en sait quelque chose ! ! ! ) an faisant souvent la nique aux plus jeunes et impétueux élèves.

Les courants du Shotokan

Depuis 1945, plusieurs tendances ont vu le jour. Certains ont voulu garder l’esprit de Gichin Funakoshi mais la plupart ont suivi les évolutions voulues par Yoshitaka Funakoshi. Aussi, aujourd’hui, on trouve plusieurs organisations mondiales et styles dérivés du Shotokan. Il serait trop long ici de tous les décrire (je vous conseille de consulter l’excellent ouvrage de Kenji Tokitsu « Histoire du Karaté Do » qui les évoque tous) aussi, voici les plus connus :

–          La Japan Karate Association, fondée par Sensei Nakayama, premier groupe à introduire les compétitions en karaté.

–          Le Shotokai, créé par maître Egami

–          Le Shotokan Karaté International, fondé par Maître Kanazawa.

–          Les groupement japonais universitaires.

JKA

Histoire de la JKA

Le Maître de karate-dō okinawaïen Funakoshi Gichin est né en 1868. Il a dévoué sa vie entière à la promotion des valeurs de l’art et a présenté la Voie du karate-jutsu au Japon, où il s’est étendu à travers tout le pays. En 1949, ses disciples fondent une association pour la promotion et le développement du karate-dō ; ils l’appellent la Nihon Karate Kyokai (日本空手協会) ou Japan Karate Association. C’est la naissance de la JKA.

Les premières années (1949-1957)

La JKA est donc fondée en mai 1949. En 1955, le premier honbu dōjō est construit à Yotsuya, à Tōkyō, et le premier Président de la JKA se nomme Saigo Kichinosuke, membre de la chambre haute du Japon et petit-fils de Saigo Takamori, un des plus grands héros de l’ère Meiji.

 En 1956, la JKA met en œuvre son fameux programme d’entraînement et de formation des instructeurs (kenshusei) au honbu dōjō et accueille son premier cercle de stagiaires. C’est le début du programme d’instruction le plus abouti jamais créé, un programme jamais égalé par aucune autre organisation. C’est grâce à lui que la JKA a bâti un groupe unique de professeurs de karate-dō mondialement reconnus, tous professionnels à plein temps et dont le nombre s’est toujours maintenu à environ une vingtaine d’individus.

Le 10 avril 1957, la JKA devient une entité juridique légale quand le Ministère de l’Éducation du Japon (aujourd’hui le Ministère de l’Éducation, des Sciences, des Sports et de la Culture) la reconnaît officiellement comme une association de membres (Shadan Hojin) pour la promotion et le développement du karate-dō. Deux semaines après l’octroi de ce statut officiel, le Maître Suprême Funakoshi Gichin décède à l’âge de 89 ans. Après presque une décennie d’avancées, c’est la fin d’une époque. Mais la réelle croissance du karate-dō est à venir.

– Mai 1949 : création de la JKA sous la direction du Maître Funakoshi

– 20 mars 1955 : premier honbu dōjō à Yotsuya

– 22 mars 1955 : Saigo Kichinosuke devient le 1er Président de la JKA

– 1er avril 1956 : début du programme d’instruction au honbu dōjō

– 10 avril 1957 : reconnaissance officielle par le gouvernement japonais

– 26 avril 1957 : décès du Maître Funakoshi Gichin à l’âge de 89 ans

Croissance et développement (1957-1989)

La popularité du karate-dō ne cesse de croître. En octobre 1957, le 1er championnat de karate-dō JKA du Japon a lieu à Tōkyō. Lors de ce tournoi, le premier dans l’histoire doté de règles de compétition et d’arbitrage mais exclusivement masculin, le nombre de catégories est limité à quatre, en kumite et en kata, selon que l’on s’y présente en individuel (division générale) ou en équipe (division préfectorale).

Dès que ce système de tournoi annuel apparaît, il faut peu de temps pour que le karate-dō JKA investisse les villes, les écoles et plus de 40 universités importantes au Japon. En 1958, le Maître Nakayama Masatoshi est nommé Chef Instructeur.

En 1961, Sa Majesté le Prince héritier du Japon (aujourd’hui Sa Majesté l’Empereur du Japon) assiste au 5th JKA All Japan Karate Championship. Le karate-dō JKA est alors pleinement reconnu.

 Au fil des ans, le tournoi se développe pour inclure une catégorie universitaire (1969), une catégorie kata féminin (1974), une catégorie de jeunes dans la division générale (1975) et une catégorie kumite féminin (1985). De fait, le nombre de participants croît énormément.

Pendant cette période, la JKA développe considérablement son programme d’instruction et envoie (dès 1958) certains de ses instructeurs professionnels les plus accomplis à l’étranger, en Amérique, en Europe et au Moyen-Orient, pour enseigner et ouvrir leur propre dōjō. Le karate-dō JKA devient alors également très populaire à l’extérieur du Japon.

En 1975, avec la perspective de l’entrée du karate-dō aux Jeux Olympiques, le premier tournoi international JKA/IAKF World Cup, est organisé aux Etats-Unis sous l’égide de Sensei Nishiyama. Cependant, pour préserver la vraie technique et l’esprit du ippon-shobu, la JKA crée finalement un nouveau tournoi, la Shoto World Cup.

En 1985, la première Shoto World Cup se déroule au Japon et témoigne indiscutablement de la dimension internationale du karate-dō.

 Cette période connaît le développement spectaculaire de l’art.

À la suite de l’entraînement continu des professeurs, les techniques de karate-dō sont développées dans un système complet. Pour la première fois émerge la meilleure forme, claire, scientifique et pratique pour chaque position, posture et mouvement en kumite. Ainsi qu’une présentation claire de la façon correcte d’exécuter chaque position, coup de poing, coup de pied ou technique.

 Dès l’apparition de ces techniques élaborées, beaucoup de professeurs partent à l’étranger et répandent l’art du karate-dō dans le monde. La JKA est la première organisation de karate-dō à se structurer en dehors du Japon et c’est la raison pour laquelle elle est si puissante à l’étranger.

 En outre, la JKA est également la seule organisation de karate-dō à envoyer ses professeurs qualifiés enseigner à plein temps le karate-dō dans les universités. A titre de comparaison, d’autres universités n’ont simplement qu’un de leurs anciens étudiants qui peut dispenser quelques cours.

En 1986, Nakahara Nobuyuki, un homme d’affaires reconnu et ancien membre du dōjō de l’Université de Tōkyō, devient le huitième Président de la JKA.

Malheureusement, alors que le karate-dō de la JKA atteint son apogée, le Maître Nakayama décède en 1987. Il a 74 ans.

 – 10 sep. 1957 : Yamazaki Iwao devient le second Président de la JKA

– 20 oct. 1957 : le 1st JKA All Japan Karate Championship se déroule à Tōkyō, au Metropolitan Gymnasium, et deviendra un évènement annuel.

– 10 avril 1958 : Maître Nakayama Masatoshi devient Chef Instructeur de la JKA

– 2 juin 2 1959 : Masutani Shuji devient le 3ème Président de la JKA

– 11 juin 1961: Sa Majesté le Prince héritier du Japon (aujourd’hui Sa Majesté l’Empereur du Japon) assiste au 5th JKA All Japan Karate Championship

– 1er mai 1964 : Création de la Japan Karate Federation (JKF)

– 20 juin 1965 : 8th JKA All Japan Championship ; les tournois postérieurs se dérouleront tous au Nippon Budokan

– 4 déc. 1965 : le honbu dōjō se déplace à Koraku

– 10 juin 1966 : Tanaka Kakuei devient le 4ème Président de la JKA

– 10 juin 1968 : Masutani Shuji revient à la tête de la JKA en tant que 5ème Président

– 19 Juin 1972 : Kosaka Zentaro devient le 6ème Président de la JKA

– 30 oct. 1973 : le honbu dōjō se déplace à Ebisu

– 20 août 1975 : la première IAKF World Cup se déroule aux USA

– 21 nov. 1975 : la JKA quitte la Japan Karate Federation

– 1981 : la JKA réintègre la Japan Karate Federation

– 10 oct. 1984 : Iizuka Takeshi devient le 7ème Président de la JKA

– 29 sep. 1985 : la première Shoto World Cup se déroule au Nippon Budokan

– 1er  juin 1986 : Nakahara Nobuyuki devient le 8ème  Président de la JKA

– 15 avril 1987 : décès du Maître Nakayama Masatoshi à l’âge de 74 ans.

Le temps des épreuves (1989-1999)

En 1990, la JKA entre dans une période de crise lorsqu’une faction minoritaire s’approprie le statut officiel de l’organisation. Celle-ci convoque une réunion d’assemblée générale extraordinaire, sans toutefois énoncer l’ordre du jour ou en indiquer le but, ce qui est pourtant juridiquement obligatoire.

A l’issue de cette réunion illicite, ce groupe réussit à modifier illégalement le registre exécutif officiel. Ainsi s’ouvre une longue période de litiges.

En dépit de cette situation conflictuelle, la JKA continue à progresser. Une majorité écrasante de membres et d’instructeurs reste fidèle au groupe légal et majoritaire.

En 1991, le Maître Sugiura Motokuni devient Chef Instructeur et initie, avec le Président Nakahara, un salutaire retour au véritable esprit du karate-dō au moment où cela s’avère plus que nécessaire.

En 1994, la JKA publie le premier volume d’une série de cinq manuels officiels. Cette série devient rapidement la « Bible » du kata.

Puis vient le temps des décisions de la Cour.

En 1995, comme les membres s’y attendaient depuis longtemps, la JKA gagne devant la Cour de justice locale de Tōkyō.

En 1998, elle gagne de nouveau, cette fois devant la Haute Cour de justice de Tōkyō.

Enfin, en juin 1999, la Cour suprême du Japon rejette l’appel du groupe ayant fait sécession et le dossier est définitivement clos. Conséquemment, le registre exécutif est rétabli dans son état premier.

Finalement, la JKA a non seulement su relever le défi qu’on lui imposait devant les tribunaux, mais ce conflit l’a rendue plus solide encore ; elle a gagné davantage de cohésion intérieure et une identité bien plus forte qu’ auparavant.

– 10 juin 1990 : le conflit débute à propos du registre officiel

– 1er  avril. 1991 : le Maître Sugiura Motokuni devient Chef Instructeur

– 20 fév. 1993 : le honbu dōjō se déplace à Ebisu

– 30 oct. 1994 : la JKA publie le premier volume d’une série de cinq manuels sur le kata

– 19 jan. 1995 : la Cour de justice locale de Tōkyō se prononce une première fois en faveur de la JKA

– 29 oct. 1998 : la Haute Cour de justice de Tōkyō se prononce encore en faveur de la JKA

– 10 juin 1999 : la JKA gagne définitivement le procès devant la Cour suprême du Japon ; la reconnaissance officielle est restituée.

La JKA entre de plein pied dans le 21ème siècle (2000 à nos jours)

Avec une situation juridique rétablie selon les décisions de la Cour, la JKA bondit littéralement dans le 21ème siècle. Elle restructure son organisation interne et réorganise également sa base financière.

En décembre 2000, elle acquiert le terrain et où elle établit son nouveau siège social dans le centre de Tōkyō. C’est la première fois que la JKA devient propriétaire, à la fois du terrain et de l’immeuble qui abrite le honbu dōjō. Une grande cérémonie d’inauguration est organisée en mai 2001, à laquelle assistent de nombreux dignitaires et beaucoup de membres d’autres organisations de karate-dō.

Avec cette vigueur retrouvée, la JKA a repris la place qui était la sienne, en se définissant clairement comme « le gardien de la plus haute tradition du karate-dō ».

En 2004, elle lance un nouveau site internet officiel, par lequel elle continue, comme toujours, de promouvoir le vrai karate-dō dans le monde.

En avril 2010, UEKI Masaaki Shihan est désigné par ses pairs nouveau Chef Instructeur (Shuseki Shihan – 首席師範) de la JKA, en lieu et place de Maître SUGIURA Motokoni, qui occupait ce poste depuis 1991.

– 22 déc. 2000 : nouveau honbu dōjō (JKA headquarters) construit à Bunkyo-ku, Iidabashi, Omagari

– 19 mai 2001 : cérémonie d’inauguration officielle du nouveau honbu dōjō (JKA HQ)

– Août 2004 : lancement du nouveau site web officiel « Keeper of Karate’s Highest Tradition »

– Avril 2010 : UEKI Masaaki Shihan devient le nouveau Chef Instructeur de la JKA

L’écriture de cette grande aventure n’est pas encore finie . . .

JKA BELGIUM

Un peu d’histoire

La JKA Francophone de Karaté est une école qui enseigne les valeurs les plus traditionnelles du karaté. Son histoire est intimement liée au travail de Maître Miyazaki , qui durant plus de 25 ans diffusa en Belgique l’enseignement de la Japan Karaté Association (Nippon Karaté Kyokaï). Cette association qui reste une référence incontournable dans l’histoire du karaté do a fourni les meilleurs instructeurs qui soient, associant à la fois la technique et la pédagogie de Maître Funakoshi , fondateur du karaté moderne (1868-1957).

Si l’aspect physique du karaté impressionne dès les premiers instants, maître Funakoshi grâce à de nombreux échanges avec d’autres maîtres et d’autres disciplines (judo, aïkido, kendo,…) en a fait une voie martiale empreinte de respect, de valeurs et d’éducation. Un de ses élèves directs, Maître Nakayama , comprit très vite le formidable potentiel de diffusion que le karaté engendrait et créa en 1957 les premiers tournois de karaté sous l’égide de la JKA. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il fut l’instructeur de notre maître Miyazaki et l’entoura de conseils et de bienveillance jusqu’à son décès en 1987.

Toutes les informations concernant notre fédération sont à consulter ici : https://jkafbe.wordpress.com/jka-belgium/